Démocratie participative

Publié le par Taokao

A quelques mois du premier tour des élections présidentielles, la tension est à son paroxysme. Les candidats comptent leurs colleurs d'affiches et possible pigeons. On s'épie du coin de l'œil, attendant de dégainer la phrase assassine, celle qui fera les choux gras des journalistes. Reste juste à trouver un thème fédérateur. Environnement ? Emploi ? Suppression d'un jour férié ou de la sainte Ursule ? Le choix est vaste.

Pourtant, la seule question qui tienne est de savoir si l'on va revenir à une politique de droite "vaseline" genre P.S, ou bien va t-on continuer de déraper indéfiniment vers le fin fond de la droite ? Et si oui, mieux vaudrait prévoir d'acheter un casque et diverses protections corporelles. Non pas pour participer à d'éventuelles manifestations, mais pour se préparer à la collision. En effet, il doit bien y avoir un mur au bout du bout de la droite. Au pire, à défaut d'un ouvrage de maçonnerie, on trouvera les barbelés électrifiés des camps de concentration.

 

De la difficulté de trouver un heureux gagnant

 

En voilà un sujet politique intéressant. Faut-il rouvrir des camps ? Et en cas de consensus, qui mettre dedans ? On devrait instaurer des primaires pour désigner les nouveaux boucs émissaires au capitalisme branlant. Qui sera l'heureux élu ayant la lourde tâche de réconcilier la nation ? Qui ira chopper le typhus dans les camps ? Les activistes d'ultra-gauche ? Pas de quoi remplir un train. Les handicapés ? Trop d'aménagement sur les quais de gare et dans les douches. Les juifs ? Déjà fait. Si, en plus, il faut leur refiler du terrain en compensation comme la dernière fois, on aura du mal à trouver des voisins assez cons pour se faire avoir. Les musulmans ? Ben en voilà une idée qu'elle est consensuelle ! On peut être sûr qu'il n'y aura pas des masses de syndicalistes à dresser des barricades. Surtout si la bière et la saucisse sont proscrites lors des piquets de grève...

 

Le calcul de la souffrance selon l'échelle Dieudonné

 

Les adorateurs d'Allah seraient au nombre de six millions. C'est parfait. On évitera ainsi les querelles inutiles au sujet du nombre de morts. Égalité parfaite avec les descendants de Moïse. Rien de tel qu'un drame pour réconcilier les peuples en bisbille. On trouvera toujours des esprits chagrins pour nous bassiner avec des petits détails de l'histoire. Les juifs diront qu'ils voyageaient lentement entassés dans des wagons à bestiaux alors que les musulmans filaient à vitesse TGV dans des wagons seconde classe aménagés par Christian Lacroix.

Une fois le décret voté à l'Assemblée et validé par le Conseil Constitutionnel, on pourra de nouveau débattre avenir de la planète et développement durable en commençant par de simples questions : Peut-on alimenter le prochain génocide par des panneaux solaires ? Et si non, les camps de la mort devront-ils être soumis à la taxe carbone ?

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